11/03/2017 - OpenData / Sémiologie Graphique

Présentations :

• Elise LADURELLE TIKRY (AFIGEO)
L'information géographique et l'OpenData : panorama des enjeux et des acteurs
Présentation (PDF)

• Benoît FOURNIER (OSM)
La donnée participative et ouverte en géographie
Présentation (PDF)

• Gilles PALSKY
La construction historique des variables visuelles utilisées en cartographie

• Christine ZANIN
Synthèse et retour du colloque Temps, Art et Cartographie
Présentation (PDF)

• Karine HUREL (CGET)
Concours Carte Blanche
concours-cartographie.gouv.fr

Déroulement de la journée :
12h00 Accueil et déjeuner
13h30 Rapport moral et financier de l'association
14h00 Session OpenDate et données libres (Elise Ladurelle, Benoît Fournier)
14h45 Session Sémiologie Graphique (Gilles Palsky, Christine Zanin)
15h30 Présentation du concours Carte Blanche (Karine Hurel)
15h45 Assemblée Générale de l'association

Les rencontres de l'association

2017
2015
2011
2010
2008
2005
2004
2003
2002

 

21/03/2015 - Cartographie et numérique, entre révolution et évolution

Déroulement de la journée :
12h00 Buffet collaboratif et jeux cartographiques
14h00 Table ronde
15h30 Assemblée générale de l’association

 

19/03/2011 - Le sport se met en carte

Déroulement de la journée :
10h00 Conférences (Loïc Ravenel)
12h00 Buffet
14h00 Assemblée générale de l’association

 

20/03/2010 - Les outils SIG au service de la sécurité 

Deux conférences au programme :
Floriane Brill, Responsable SIG des sapeurs pompiers du Val d'Oise

Emilie Landois, Géomaticienne en charge des risques autour des dépots pétroliers du groupe Total

Déroulement de la journée :
10h00 Accueil autour d’un café
10h30 Première conférence
11h15 Seconde conférence
12h00 Présentation de la promo 2010
12h30 Repas préparé par la promo 2010
14h30 Assemblée générale de l’association

 

15 mars 2008 - Quelle cartographie pour le plan "Espoir Banlieue" ?

Vincent Deroche [responsable Sig à la Délégation interministérielle à la Ville]
Les enjeux cartographiques dans la décision politique, l’exemple du Sig de la politique de la ville.

 

2005 - Cartographie et Art

Comment la cartographie et l'art sont intimement liés ? Afin de répondre à cette question, plusieurs personnalités sont venus nous présenter leurs activités et leurs travaux.

- Alain Bublex
- Béatrice Loeb-Larocque
- Ghislaine Escande
- Michel Guéranger

 

2004 - L'école de cartographie fête ses 70 ans

Bref historique

L’Ecole de cartographie de l’Université de Paris fut créé en novembre 1934, par Emmanuel de Martonne, grand "patron" du tout nouvel Institut de géographie. Il réussit à faire adopter son idée : former à l’Université des cartographes-géographes tournés vers l’application de leur savoir-faire. [M-C Robic].

L'université Paris 1 fut habilité en 1974 à délivrer le diplôme national de troisième cycle d'étude supériérieurs de cartographies géographiques. En 1991, l'école nationale des sciences géographiques (ENSG) est associée à la formation et en 1999 le DESS reçoit l'appellation de DESS de cartographie et des sytème d'information géographique (SIG).

En 2006, avec la réforme de l'université, le Dess a donné naissance au Master Carthagéo Pro.

Rencontres

Les festivités autour des 70 ans de l'école de cartographie furent l'occasion d'exposer les générations successives de travaux de fins d'années qui illustrent, d'une part, l'évolution des phénomènes géographiques représentées, autrement dit l'évolution de la société et, d'autre part, l'évolution des techniques cartographique avec les faits essentiels que sont l'usage de l'informatique et la démocratisation de la couleur.

Ce fut aussi l'occasion d'accueillir et d'écouter Gilles Palski et Jacques Bertin.

 

2003 - La cartographie à l'ère des nouvelles technologies

En 2003, l'association a souhaité se pencher sur un enjeu majeur pour le cartographe, la place de la cartographie au sein des nouvelles tecnologies. Dans quelle mesure les nouveaux supports de la carte et les méthodes récentes de traitement et de représentation de l'information géographique conditionnent-ils l'évolution de la carte et du métier de cartographe ?

Pour appréhender ce vaste champs de réflexion de nombreux intervenant étaient venus présenter leurs travaux et leurs reflexions.

- Cécile Dulard [Iaurif] a présenté les sig dédiés de l'Institut
- Marc Aparicio [San de Cergy Pontoise] a présenté Les bornes interactives d'information et d'orientation à Cergy Pontoise
- Thomas Thévenin [Univ. de Franche-Comté] a présenté une animation cartographique sur la mobilité quotidienne des bisontins
- Aline Batifol a présenté des travaux sur la représentation des données spatio-temporelles grâce à une cartographie animée en SVG
- Catherine Valton [IRD] a présenté des exemples de cartographies interactives sur Internet en SVG sur le thème "Population et développement durable"
- Alain Boltz [GeoConcept] a conclu en cherchant à répondre à la question : Nouvelles technologies - nouveaux outils : et le cartographe dans tout ça ?

 

2002 - La place du cartographe dans l'aide à la décision

En 2002, l'association a souhaité d'interroger sur la place du cartographe dans l’aide à la décision. Priorité a été donnée à la parole des praticiens. Malgré la diversité des secteurs d’activités concernés, des tendances communes ont pu se dégager. D’autres questions appellent au contraire une réponse plus mitigée.

Une position précaire

Le développement récent de la cartographie explique son positionnement encore flou dans la hiérarchie des organisations, d’autant plus que de nombreux concurrents existent à côté du cartographe.

Les expériences présentées par les intervenants sont récentes. La sous-direction de la prévention des risques majeurs, représentée par Marc Léobet, a été créée au ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement dans les années 80. Le projet Frame de l’IRD et dont nous a entretenu Rainer Zaiss date de moins de dix ans. Le Conseil Général de la Gironde et Olivier Mougel ont mis en place leur SIG il y a trois ans. La mission réalisée par Soisic Marty pour la SOFRECOM (filiale de France Télécom) est elle aussi récente et relève d’un domaine – le géomarketing – neuf.

Toutes les conditions semblent réunies pour que les projets intégrant une dimension spatiale se multiplient à l’avenir. Mais les opportunités ne sont pas encore identifiables aujourd’hui. Comme le rappelle O. Mougel, la place du cartographe dans l’organigramme varie énormément d’une structure à l’autre. Avant 1999 la cartographie, activité marginale du Conseil Général, était sous-traitée. Le cartographe peut se trouver rattaché aux services généraux ou à la direction de l’information. Cette position ambivalente peut lui conférer un rôle d’intermédiaire et de lien entre les services mais gêne évidemment son identification et donc sa crédibilité.

Simone Donnefort, de l’IAAT, fait remarquer que la place de conseilleur est souvent occupée ou convoitée par des statisticiens et des informaticiens, mais que ces derniers se cantonnent souvent à des analyses simples ou uniquement quantitatives. S. Marty observe pour sa part qu’une discipline est d’autant plus encline aux velléités d’hégémonie vis-à-vis de ses rivales quand elle est récente, ce qui est le cas du marketing et plus encore du géomarketing.

La carte : information triviale ou représentation élaborée ?

Le rôle du cartographe dépend du but assigné à la carte dans le processus d’aide à la décision, ainsi que de la diversité des compétences complémentaires qu’il peut apporter. Le cartographe peut être vu par le commanditaire comme un simple prestataire de services, l’exécuteur d’une commande. Parfois au contraire, il est encouragé à exercer sa créativité, son sens critique, et à prendre part à un débat. Son rôle dans le processus d’aide à la décision change alors du tout au tout.

Le succès des outils cartographiques modernes pourrait bien accroître ce risque de banalisation et d’appauvrissement de la carte, en les mettant entre les mains de non-spécialistes. Toutefois, cette démocratisation des techniques pourrait renforcer le rôle du cartographe si elle s’accompagnait dans un second temps de la diffusion de la sensibilité à la graphique et à l’espace. Les SIG « bureautiques » sèmeront-ils dans le grand public la « graine » cartographique, pour reprendre l’expression de M. Léobet ?

D’autre part, le cartographe pèsera d’autant plus dans les décisions qu’il saura mettre en avant des compétences complémentaires.

Ne l’oublions pas, le géographe peut aussi jouer un rôle déterminant en amont de la cartographie lors de l’étape de l’acquisition des données. Elle a représenté le gros du travail de S. Marty en Thaïlande, tout comme pour R. Zaiss dans le projet Frame en Ouganda, où la guerre civile avait détruit beaucoup d’informations. Ces expériences ont mobilisé une pluralité de sources et une équipe multidisciplinaire. Le cartographe, en coordonnant ces efforts, peut déployer l’étendue de son imagination et imposer des choix décisifs pour la suite des études. Au SDIS 78, le calcul des durées et des temps est réalisé par des services internes, mais de façon parfois approximative (l’attribution de cette mission au géographe ne pourrait-elle pas être envisagée ?) A contrario, les données sur les risques naturels sont fournies à M. Léobet par des sources institutionnelles extérieures.

Quelle liberté pour le cartographe ?

Le cartographe est-il maître de l’avènement des missions qui lui sont confiées ? Peut-il en outre défendre son éthique et son originalité face aux intérêts puissants des partenaires ?

Un élément d’appréciation du rôle joué par le cartographe dans le processus de décision est la marge dont il dispose en matière de choix des lieux et des thèmes sur lesquels il travaille, ainsi que le choix de la forme des documents. C’est l’IRD qui est à l’origine de sa coopération avec le HCR pour le projet Frame. D’autres initiatives furent prises par l’IRD tout au long de cette collaboration. Le ministère de l’environnement dispose pour sa part d’une marge beaucoup plus réduite : la nécessité de communiquer sur les risques naturels en direction du grand public relève d’une décision parlementaire. Le choix du vecteur de diffusion (Internet) s’inscrit dans une politique de développement de l’usage du Net impulsée par le premier ministre en 1997.

On peut s’interroger sur la conflictualité des rapports entretenus par le géographe d’une part et les institutions et les acteurs impliqués dans un projet sensible d’autre part. Par exemple le cartographe ne sera-t-il pas censuré s’il produit des documents trop dérangeants ? Le cas du projet Frame infirme cette inquiétude : à propos de la dégradation du sol de l’Ouganda attribuée aux réfugiés soudanais, l’IRD n’a pas hésité à diffuser des cartes contredisant la position soutenue par l’État ougandais, pourtant partenaire du projet, …et à imposer finalement ses conclusions.

Il peut arriver que le cartographe doute de la sincérité des données qui lui sont fournies par un institutionnel mais ne puisse les contester ouvertement. La carte permet de contourner cette difficulté en présentant de manière flagrante quoique faussement  innocente la contradiction entre ces données et celles provenant d’autres sources, comme M. Léobet en a fait la démonstration.  

 

Conclusion

Le bilan de toutes ses expériences est globalement positif, tant en ce qui concerne l’avenir du métier de cartographe lui-même que pour ce qui est de sa place dans l’aide à la décision. Mais un point est clair : rien n’est acquis, beaucoup reste à conquérir. L’expérience de Pascal Fuchs à la mairie de Montreuil (93) montre qu’il est encore possible à une collectivité locale par exemple d’intégrer à ses études une problématique spatiale sans employer de carte ! Au cartographe donc de faire son « trou » au moyen de rigueur, de sa qualité d’écoute, de la variété de ses compétences et de sa force de proposition.

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