2006 : Quelle représentation du Monde pour le 21e siècle ?

Les membre du jury

Michèle Béguin (géographe, Maître de conférence à Paris 1)
Émilie Landois (cartographe-analyste d’image, Rsinc)
Janick Michon (géomaticienne, Ministère de l’écologie)
Lætitia Perrier-Bruslé (docteur en géographie, Professeur agrégé)
Patrick Poncet (docteur en géographie, Maître de conférence à Sciences Po Paris)

Le concours de cartographie

Les participants

Le règlement

 

Lauréat - Paul Clémençon

 

Pour en savoir plus, lire l'article sur espacestemps.net...L'enfance de l'art (cartographique).

 

Présentation du concours

Les cartes, à toutes les échelles, se font aujourd’hui de plus en plus facilement, grâce à des logiciels qui permettent de traiter des données de plus en plus aisément accessibles et utilisables.

Depuis quelques années, ce que l’on appelle la « mobilisation de données géographiques » est devenue très facile. L’acquisition des fonds géographiques, des statistiques, des images satellites… sur l’ensemble de l’espace mondial est souvent affaire de simples clics sur internet.

De ce fait, les images cartographiques fabriquées sont de plus en plus le fruit de l’immensité du nombre des données produites. Si bien qu’en quelque sorte les données créent la carte.

Ces « données géographiques » peuvent être aussi bien des données statistiques concernant des lieux du monde, comme des éléments de « fonds de carte », c’est-à-dire des objets graphiques représentant des lieux, des territoires, des réseaux et permettant de cartographier des données quantitatives ou qualitatives les caractérisant. De ce fait, le fond de carte devient lui aussi une donnée traitable, et non un préalable cartographique intangible ; il peut et doit donc faire l’objet d’une réflexion renouvelée. Et c’est ainsi que les outils du cartographe sont devenus aujourd’hui de formidables machines à produire des cartes, c’est-à-dire à traiter des données.

Pour autant, les performances de la machine ne dispensent pas le cartographe de l’améliorer, de lui ajouter des fonctionnalité, bref, de penser la carte pour repenser en permanence l’outils de travail. La mappemonde ne doit pas échapper à cette exigence, car l’image qu’elle donne de notre Monde n’est pas qu’un moyen technique de représentation spatiale des données caractérisant les lieux du monde, mais aussi une « image du Monde », représentant une certaine « idée du Monde ».

Dans ce contexte, qui tend à s’imposer, la représentation du monde devient un exercice à la fois techniquement simple et conceptuellement complexe. C’est pourquoi l’association des Géographes Cartographes a souhaité organiser un concours de cartographie autour de ce thème : « Quelle représentation du monde pour le 21e siècle ? ». La carte doit être une représentation à l’échelle mondiale. Le reste est totalement libre.

 

 

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